
La sécurité sur les chantiers de construction est essentiel et le SST quelque soit le métier, électricien, plombier, conducteur d’engins, etc
Sur un chantier de construction, la sécurité ne se négocie pas. Les risques sont multiples — chutes de hauteur, accidents d’engins, écrasements, expositions chimiques, risques électriques — et la formation des intervenants est la première barrière contre l’accident. Selon l’INRS, le taux de mortalité dans la construction est trois fois supérieur à celui des autres industries. Le Sauveteur Secouriste du Travail (SST) joue un rôle pivot dans ce dispositif : il intervient en cas d’accident et participe à la prévention au quotidien.
Pourquoi former des SST sur un chantier BTP
L’article R4224-15 du Code du travail impose la présence d’au moins un SST formé sur tout chantier de plus de 20 personnes pendant plus de 15 jours, ainsi que dans tout atelier où sont réalisés des travaux dangereux. En pratique, l’INRS recommande de former 1 SST pour 10 à 15 salariés, avec un ajustement à la hausse pour les secteurs à risque comme le BTP.
La formation SST dépasse les seuls gestes de secours : elle apprend à repérer les situations dangereuses, à transmettre l’information à l’encadrement et à participer aux plans de prévention. Sur un chantier, cette compétence transverse est précieuse — le SST devient un relais santé-sécurité identifié par tous.
Les risques par métier sur un chantier
Électriciens
Chocs électriques, incendies d’origine électrique, explosions. La formation à la sécurité électrique (norme NF C 18-510, habilitations B0, BR, BC, B1V…) est obligatoire pour intervenir sur ou à proximité des installations électriques. En complément du SST, elle couvre les procédures de consignation, l’utilisation des EPI spécifiques et les gestes d’urgence en cas d’électrisation.
Plombiers
Brûlures, blessures par perforation, intoxications, fuites de gaz. La formation professionnelle couvre la manipulation sécurisée des outils, les procédures d’urgence en cas de fuite, et la gestion des produits chimiques. Le SST y ajoute les gestes de premiers secours et la conduite à tenir en cas d’incident.
Conducteurs d’engins
Renversements, écrasements, collisions, chutes lors des manœuvres. Le CACES (Certificat d’Aptitude à la Conduite en Sécurité) certifie la compétence à conduire bulldozers, grues, chariots élévateurs et autres engins. Il est exigé par l’employeur au titre de l’article R4323-55 du Code du travail.
SST : la couche transverse
Là où l’habilitation électrique, le CACES ou la formation plomberie couvrent les risques spécifiques à chaque métier, le SST couvre l’intervention quand l’accident a lieu — quelle qu’en soit la cause. Sur un chantier, avoir plusieurs SST formés répartis entre les équipes garantit qu’un secouriste est toujours à proximité de la zone d’intervention.
En synthèse
Sur un chantier BTP, la mortalité est trois fois supérieure à la moyenne des autres industries. Le SST forme aux gestes d’urgence et à la prévention des risques. Il est complémentaire aux formations métier (habilitations électriques NF C 18-510, CACES pour la conduite d’engins, formation plomberie). L’INRS recommande 1 SST pour 10 à 15 salariés ; l’obligation R4224-15 s’applique dès 20 personnes sur un chantier de plus de 15 jours.
Questions fréquentes sur cet article
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